Lilypie L'attente Ticker

samedi 12 mars 2011

Quand je me désagrège...



Nous sommes sur notre terrasse, au soleil, fin d'aprem' du mois de mars... Les chats prennent le frais, ils sortent dehors depuis le matin même ! C'est une grande première pour mes loulous qui n'ont jamais connu autre chose que leur balcon ! J'ai retrouvé mon chéri, des amis sont venus nous voir pour ...
Pourquoi tiens? d'habitude on se voit sans se poser de questions. Mais là, mon sixième sens avait pressenti quelque chose. La copine en question m'avait envoyé plusieurs messages nous annonçant qu'elle voulait nous voir mon homme et moi. Elle semblait insister.

Ce n'est que la nuit suivant cet épisode que j'ai réalisé tout ça. Quelle conne! mon inconscient le savait! Je savais qu'il y allait avoir une annonce! J'avais du penser PACS... va savoir pourquoi au PACS et pas à autre chose. Cet enfoiré d'inconscient, qui a cru que me faire penser à une annonce de PACS allait me protéger. Pfff j'aurai préféré être prévenue, m'y attendre.

Là, j'ai pris une claque en pleine figure... Les chats qui bouffaient l'herbe, l'apéro dans notre beau jardin, cet air doux sur mon visage... Tout a disparu... Il n'y avait plus rien, plus que le visage de cette amie... avec son petit sourire au coin des lèvres(que la pauvre elle n'osait pas nous exposer pleinement car elle savait qu'il allait nous exploser au visage et que Bubu et moi on ne s'en serait jamais remis...) C'est dans ce grand silence, où même les oiseaux avaient du fermer leur becs pour l'occas', qu'on s'est pris une méchante claque.

"En fait je suis enceinte de deux mois..."

C'était violent comme phrase. La plus violente depuis le mois de décembre où une autre copine nous avait dit "Ben en fait je vais rester au Coca parce que je ne peux pas boire d'alcool ... "
Choc et re choc...

Je me désagrège. Je félicite ce couple de futurs parents. Quelle conne je ne m'étais jamais imaginé qu'ils seraient parents avant nous. C'est peut être pour ca que ca fait si mal. Elle a l'âge de ma petite soeur, ils ne nous ont jamais parlé de ce projet là... On se sent con.
L'annonce me semble tellement improbable que j'ai cru un instant qu'elle allait me dire :"Mais non je déconne."

C'est alors que j'entends ma voix les féliciter... Mon cerveau suit ce que je viens de dire mais à contretemps...Bien sûr qu'on va les féliciter, nos amis pour qui ca marche. Nos amis qui vont avoir la chance de devenir parents... Bien sûr qu'on est heureux, mais là tout de suite on est égoïste on pense à nos petits soucis à nous...
Et puis le cerveau se met a fonctionner au ralenti, il a du mal à se remettre du choc le pauvre!

Ca y'est je me désagrège officiellement... pendant qu'une partie de moi fait la conversation pour couper cet atroce silence; chaque partie de moi part dans tous les sens.
Ma main voudrait prendre celle de mon mari, je voudrais lui dire des mots doux pour qu'on accuse le coup ensemble; mes yeux voudraient pouvoir dire au canal lacrymal : "Vas y bébé lâche tes plus belles larmes.";Mes pieds aimeraient être dans des baskets pour courir loin loin, loin de ce cauchemar, mon corps tout entier voudrait se cacher sous ma couette pour faire ma mini déprime du jour, et mon coeur se fissure... C'est bien ça, je me désagrège...

Une part de moi, fait bonne figure, s'intéresse au bonheur de son amie... mais mon petit cerveau toujours pas remis de l'annonce n'en fait qu'à sa tête. Ce sera ça toute la soirée... une kiki coupée en deux, trois, quatre... une kiki qui pose des questions, s'intéresse vraiment à cette grossesse, mais une kiki qui refuse d'y croire...
Une kiki heureuse pour ces amis, une kiki jalouse à en crever.
Une kiki qui se sent trahie, pourquoi est-ce qu'elle ne m'en a jamais parlé de ce projet ? Et ce jour au restau où elle savait déjà son début de grossesse.... et où moi je racontais mes hauts et surtout mes bas dus au traitements... quelle conne de n'avoir rien vu venir...
Mais une kiki qui sait que pour ce couple, au courant de notre situation, l'annonce a du être difficile aussi. Je sais qu'ils se retiennent, qu'ils calme leur joie pour ne pas nous blesser. Ca me désole de ne pas arriver à être totalement heureuse des grossesses de nos trois copines enceintes en ce moment.

Cette connasse de PMA, nous a empêchée de voir évoluer nos propres amis; on se coupe des gens, de tout... On se décompose peu à peu. On n'est plus nous même, on est désagréable mon homme et moi, on devient égoïste, jaloux de tout, on devient con... On se désagrège...

Parce que j'aime la littérature:
''Les déchirements et les fracas étaient fréquents à l'intérieur. Il se faisait là un travail de désagrégation formidable.'' (Jules Verne, ''Le pays des fourrures'')


mardi 8 mars 2011

A petits pas vers le TEC 1


Il y a 15 jours, je venais d'apprendre officiellement l'échec de notre première FIV... Depuis, ca va. Etrangement ca va. La tristesse est restée bloquée tout au fond de moi. Mais l'espoir est à la surface. Il prend le dessus sur le chagrin de ce premier échec.

Ces 15 jours n'ont pas été les plus beaux de ma vie, oh que non. Loin de mon chéri en plus... j'ai connu de grands moments de solitude. Mais je ne me suis pas laissée aller.
J'ai été soulagée de pouvoir cesser d'attendre. Ca fait du bien une pause au milieu de toutes ces contraintes de la PMA. J'ai repris goût à une vie sans piqures, sans gélule, sans aller à l'hosto, ou même à la pharmacie.... je me suis ouverte au monde, aux autres à nouveau et ca m'a fait du bien.

Durant de longues heures, j'ai oublié cet échec, j'ai oublié la peine, le traitement... j'ai réalisé qu'il y a des gens tellement plus malheureux.
J'ai repris une vie normale, avec ces hauts ces bas, mais une vie normale.


Dans 15 jours je sais que ca ira encore mieux, qu'on se rapproche du transfert de notre petit brybry esquimau prévu sur mon prochain cycle...
J'ai reçu mon ordonnance, j 'irai à la pharmacie prochainement commander la totale (Aiguilles, Puregon; ovitrelle, progesterone et autre acide folique ... )

Je ne regarde pas en arrière car finalement ca y'est on est déjà demain! On est déjà dans cette deuxième tentative, notre premier TEC.
J'ai déjà des angoisses en pensant à ce transfert... et si notre brybry blastocyste ne résistait pas à la décongélation??? comment réagira-t-on?

Je sais, je ne dois pas trop y penser...
Conclusion : (on dirait une rédac de troisième)
Aujourd'hui je vais savourer le present, cet instant, cette belle journée ensoleillée, les retrouvailles ce soir avec mon homme... Savourons, savourons...

mercredi 23 février 2011

Humeur du jour...

Voilà c'est exactement la photo qui illustre mon humeur ce matin,
Un peu de colère (c'est rouge la colère hein???) dans un monde bien sombre ces jours-ci...
Je voulais aller de l'avant pour ne plus regarder trop derrière, pour vite passer à l'après FIV 1...


Ce matin donc j'ai décidé de vite vite appeler le secrétariat de mon gygy pour pouvoir avoir mon ordonnance en vue de la nouvelle stimulation que je compte bien faire au plus vite... pour pouvoir transférer ce petit brybry du pôle nord.

Ben voilà je n'ai pas eu le même message sur le répondeur qu'hier. (hier c'était ouvert que le matin et j'avais appelé trop tard... Alors je pensais rappeler dès 9h ce matin. Mais crotte de bic la douce voix de la secrétaire m'a annoncé qu'hier j'aurai pu appeler toute la journée (et crotte !) et qu'aujourd'hui c'est fermé toute la journée (Re crotte !!!!)
Pfff une journée de perdue. Ce n'est rien mais ca me cause du chagrin. Je pensais en savoir un peu plus sur notre avenir aujourd'hui mais je vais devoir attendre demain!
Allez Tcho les copinautes, vais aller me venger sur mon petit déj'

mardi 22 février 2011

Prise de sang : negative


J'ai mis le titre le plus simple... le plus évident, mais j'aurai très bien pu appeler cela:

Game over, mais il vous reste encore une vie...
Voilà c'est fini... (et j'aurai même pu accompagner de la chanson de Jean Louis Aubert)
FIV 1 - Taux 0
Le jour où une copine laborantine m'a fait une prise de sang pour la première fois!
Le jour où j'ai remis un tampon !
Le jour où j'ai appris que j'avais un embryon qui nous attendait bien au froid pour un futur transfert !
Le jour où j'ai annoncé à mon mari qui travaille a 500 km de moi notre échec...

Vous l'avez compris, cette prise de sang a confirmé ce à quoi je m'attendais. Notre premier essai FIV n' a pas marché. Je le savais au fond de moi depuis quelques jours, et mes espoirs s'amenuisaient chaque jours un peu plus.

Hier j'ai pleuré à en avoir mal au ventre à deux trois reprises quand je me retrouvais seule... et puis j'ai vite compris que ca ne servait à rien de s'enfoncer. On va avoir besoin de toute notre énergie pour recommencer. Ce n'était que notre première tentative d'avoir un enfant finalement... La première fois qu'un peu de Kiki et un peu de Bubu font réellement connaissance!

Depuis hier soir donc j'avais surtout hate de savoir : "Alors c'est quand qu'on réessaie ???" Et mon angoisse c'était de savoir si oui ou non nous avions des brybry congelés...
La aussi j'étais pessimiste, pas de coup de fil ni de courrier de Lyon... je me disais que ceux mis en culture n'avaient rien du donner.

Et cet après midi c'est ce qu'on m'a confirmée... mais voilà il y en a un quand même. Alors malgré la tristesse du jour, je n'ai pas encore versée une seule larme car je pense fort à l'avenir, j'y crois. on nous offre une chance de plus avec ce brybry venu du froid.
Et ca c'est LA Bonne nouvelle du jour!


PS: MERCI à tous ceux qui nous supportent et nous encouragent au travers de ce blog, ou dans la vie de tous les jours !

lundi 21 février 2011

Le debut de la fin...


Le transfert le lundi 7 (un chiffre qui a toujours compté dans ma vie), une date de prise de sang prévue le 22/ 02 le jour de l'anniversaire de ma soeur, plein d'espoir sur cette première FIV. C'était le début.
Pas de boulot, beaucoup de repos, des moments très heureux avec mon chéri dans cette nouvelle maison. Tiens ca aussi, je me disais : c'est un signe cette première FIV se passe dans notre nouvelle maison, plus dans cet appart' où jusqu'a présent je n'ai jamais réussi à tomber enceinte...

Je posais ma main sur mon ventre, je parlais aux deux brybry qui avaient été mis en moi, j'y croyais... et pourquoi pas nous hein? ça c'était le début, le Vraie de cette première FIV.


Et puis il y a eu cette nuit, le début de la fin où j'ai eu très très mal au ventre, ces crampes de règles très fortes, ces frissons, ce mal être dans tout mon corps, je me disais en moi que tout ça annonçait la fin. Depuis ce jour j'ai arrêté de parler à mon ventre, j'ai tout planifié pour pouvoir encaisser l'échec du 22., de l'après prise de sang.

J'ai recommencé à être désagréable, comme je sais le faire quand je ne suis pas bien dans mes baskets... Je me suis laissée aller à deux câlins avec mon chéri... Chose que je refusais avant de peur de tout faire foirer à cause de ça.( je sais c'est con!) Et puis je me suis préparée à l'arriver de mes règles.

En lisant sur les blogs voisins, j'avais vraiment de la peine de voir toutes ces filles, qui avaient ces putains de pertes roses... Je chialais en lisant tout ca et je savais au fond de moi que ca allait se produire pour moi aussi...

Et puis hier soir, à chaque fois que j'allais aux toilettes, je flippais de m'essuyer. Je le savais, je le savais... Et à 1 heure du mat', j'ai balancé un "Oh non!!!" plein de colère; c'est ça oui de la colère en voyant le papier cul rosé... (alors qu'on a du triple épaisseur blanc ces temps ci!)

Mon chéri n'avais rien entendu. Je me suis cognée dans cette nouvelle chambre que je ne connais pas encore bien, même les chats qui d'habitude se lèvent tout le temps quand je vais aux toilettes, n'avaient pas bougé. J'étais comme une conne, à me rallonger dans le lit avec dans ma tête: Nous y voilà... C'est le Début de la fin.

J'ai réveillé mon chéri en lui disant, "je ne pense pas être enceinte mon coeur... (toujours avec cette colère qui donne envie de tout balancer. mais balancer koi? pourquoi s'en prendre plus à tel ou tel objet ? Pour avoir une vraie raison de pleurer un truc disparu...
- Pourquoi? a- répondu mon homme.
- Je saigne. (pas du nez hein ! mais ca il avait compris !)
J'avais d'énormes sanglots dans ma voix, dans ma gorge, dans mon coeur, dans tout mon corps en fait.
"Ben on n'en sait rien encore ma chérie, faut attendre mardi.."

Pfff, mouais je crois que je ne voulais pas ca comme réponse, je voulais qu'il me prenne dans ses bras, qu'on pleure ensemble. Et qu'on se remonte le moral ensemble pour l'avenir. Mais bon, je le connais mon homme quand il est face à un obstacle, il prend la fuite. Alors là il avait une excuse toute prête pour ne pas qu'on s'effondre tous les deux: attendre mardi.

Oui mais voilà mardi, demain, il ne sera pas là. Il vient de partir pour 15 jours de déplacement à Paris. Je crois que j'avais besoin de faire ce deuil avec lui... avant qu'il parte. C'est moi qui lui ai pris la main, j'en avais trop besoin.

Il m'a redis de ne pas pleurer, qu'on devait attendre... Et il s'est rendormi. Je sais que ce n'est pas par égoïsme, c'est juste qu'il ne sait pas gérer quand je pète les plomb quand je vais trop mal... Alors j'ai pris sur moi, j'ai fait mon deuil toute seule. (Enfin le début quoi... car je sais que ce sera long)

J'ai réfléchi toute cette nuit. Je me suis rappelée tout ce que j'avais noté sur le blog en cas de réponse négative mardi... Je me suis efforcée de trouver plein de choses à faire... Je me suis dit que j'allais m'occuper à bloc pendant les 15 jours d'absence de mon mari, que c'était ça le secret, la force.
Aujourd'hui, en premier jour du début de la fin, j'ai une tonne de truc. La première c'était de vider mon sac pour pouvoir penser à autre chose que la PMA.

Et puis il y a eu le message de Bergamoteen.... Quelle annonce! moi qui m'appretais à lui réconforter le moral, en lui disant "t' inquiète on est deux ..." Et puis, ca m'a fait du bien cette annonce! Elle aurait pu me faire du mal comme d'autres +++++ le fond parfois. Mais là j'ai été vraiment heureuse pour elle. je me dis que ca marche. Que ca marchera un jour pour moi, pour nous.
Alors je vais essayer de vivre pleinement cette journée du début de la fin sans trop verser de larmes même si j'en crève d'envie... Je vais essayer de ne pas sombrer, et de faire avancer le navire tant bien que mal... vogue kiki, vogue... Contre vents et marées.

vendredi 18 février 2011

Un peu de poésie...


L’attente est pareille à des ailes.
Plus les ailes sont fortes,
plus le vol est long.

Djalal Al-dîn Rûmi

jeudi 17 février 2011

Douleurs, symptomes et autres bobos...


Que c'est long cette dernière semaine avant la prise de sang ! Et puis je ne sais plus quoi penser. Après le transfert ca me tirais dans le bas ventre mais je pensais que c'était des suites de la ponction. Puis mes seins ont vraiment gonflés! Mais j'ai pensé à la progestérone.
Je n'ai pas pu reprendre le boulot lundi dernier car j'étais encore trop crevée, je ne me sentais pas de tenir toute une journée debout face à mes élèves, et puis j'ai encore mal au bide souvent. J'avais des douleurs aux ovaires voilà quelques jours, des petites piquées (voire des grosses ) et puis je devais même m'asseoir doucement de temps en temps car c'était douloureux. Alors avec tout ca j'y croyais un peu quand même, beaucoup même ...
Et puis avant hier, baisse de moral. Rien de bien franc mais j'étais bien irritée alors que mon chéri qui n'a pas encore repris le boulot, est au petit soin avec moi ...
Et puis il y a eu hier, dès le levé c'était pas ça. J'avais faim sans avoir faim. J'étais top nerveuse. Nerveuse de koi ? de me faire un restau avec les copines, de ne pas bosser ? Bref, j'ai bien mangé au restau... bien discutée... Et puis ben après mangé, j'ai été crevée d'un coup, épuisée de devoir restée debout 5 minutes le temps de dire aux revoir à une copine; fatiguée au point de vouloir vite rentrer chez moi... (alors que depuis 3 semaines je suis cloitrée chez moi...)
Et puis j'ai eu la gerbe toute l'aprèm, et la grinche le soir, je chialais dès que mon homme me disais un truc, je prenais tout mal... En me couchant à 21 heure, alors que je n'avais quasi rien fait de ma journée; j'ai pensée que ça devait être bon signe tout ca.
Et puis, je me suis réveillée à 23h00 pliée en deux. Des crampes comme si mes règles allaient arriver... j'étais flippée mais j'ai mis du temps avant de pouvoir aller vérifier tellement j'avais mal. Rien au fond de la culotte, nada... tant mieux, mais bon. ca ne m'a pas rassurée pour autant!
Moi qui suis anti cachet je me suis enfilée deux spasfon et deux dolipran ... Et j'ai fini par me rendormir... tordue par la douleur. Ce matin j'avais une peur bleue de voir du rouge, et puis rien... Mais je pense alors à la progestérone qui doit tout perturber la dedans de toutes façons!
Alors je flippe, je ne sais plus koi penser de tous ces signes qui n'en sont peut être pas. Je suis claquée et je n'ai qu'envie de dormir...
Mais ca, pareille je me dis que c'est sans doute liée au stress... Ce message ne sert à rien, mais j'avais besoin de poser tout ca. J'ai tellement peur que les douleurs de cette nuit veuillent tout simplement dire que mes règles veulent pointer le bout de leur nez, j'ai peur que si les deux brybry avaient tenus jusqu'alors, ils aient finis par partir cette nuit... J'ai peur. J'ai hâte d'être à mardi prochain. Qu'on en finisse.